24/05/2006

NYPD Blue

Difficile de penser au polar sans s'inspirer de la fertile production télévisuelle dédiée aux séries policières. Les codes du genre se trouvent bien évidemment traités dans la multitude de séries mettant en scène des flics. Dans la vaste nébuleuse des policiers américains qui se partagent ou se sont partagés notre écran de télévision (Hooker, Rick Hunter, Deux flics à Miami et autres 21 Jump Street), une série sort du lot : NYPD Blue.



Le créateur de la série n'est autre que le prolifique Steven Bochco (qui a participé a l'écriture et/ou à la réalisation de plus de 50 séries dont L'homme de fer, Columbo, Hill Street Blues, Brooklyn South et La loi de Los Angeles). Elle a connu 12 saisons de 22 épisodes chacune entre 1993 et 2005 soit pas loin de 264 épisodes. De quoi largement faire le tour de la vie policière à New York.

Si cette série se détache du lot, c'est qu'en plus de décrire le travail des deux protagonistes principaux (Andy Sipowicz et Bobby Simone) qui sont détectives, elle insiste beaucoup sur la vie du commissariat, n'hésitant pas à s'attarder sur les autres détectives, sur les tensions hiérarchiques du capitaine, sur l'importance de la secrétaire, les liens avec les assistants du procureur ou même des relations entre les commissariats. Même si le travail des policiers en uniforme n'est pas traité en profondeur, Steven Bochco construit la vie de son commissariat en suivant la recette de l'écrivain Ed McBain : le vrai héros est le District et moins les détectives qui y travaillent.

Le détective Andy Sipowicz (à droite sur la photo) est toutefois le personnage fil rouge de la série puisqu'il commence la série en flic alcoolique, raciste et divorcé. Il va progresssivement trouver une sorte de rédemption dans le travail, en particulier avec l'aide de ses différents coéquipiers. Car les détectives de NYPD Blue ne sont pas des pures, ni des surhommes : l'incompatibilité entre la vie de flic et la vie de famille, les erreurs sur le terrain, la tentation de la corruption, les préjugés racistes... Tous ces thèmes font partie du quotidien du commissariat, et donc de la série.

Un gros travail est fait sur une partie essentielle de l'enquête : l'interrogatoire. L'obtention des aveux est un objectif qui est atteint via de multiples stratégies qui se renouvellent fréquement entre les épisodes. On est loin du simplicisme duo bon/mauvais flics.

A noter qu'en dehors de quelques plans de coupe newyorkais, la série est tournée à Los Angeles.

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