09/06/2006

Altyn Tolobas



J'ai acheté ce livre uniquement parce qu'il posséde une couverture dans le plus pur style social réaliste et parce que son auteur à un nom russe. Je sais, c'est compulsif. Je ne connnaissais pas la réputation d'auteur de romans policiers de Boris Akounine et pour un premier contact avec cet auteur, je suis sous le charme.

Altyn Tolobas (ne comptez pas sur moi pour vous dire ce que cache ce titre, c'est un secret réservé au lecteur) raconte l'histoire de Nicholas Fandorine, un Anglais flegmatique et maître en Histoire haut de 1.99m possédant une vision romantique et phantasmée de la Russie. Il n'a jamais réussi à publier quelques choses d'intéressant dans sa discipline et décide donc de partir en Russie pour remonter la trace d'un de ses ancètres en suivant la piste d'une moitié de testament. Le roman fait donc alterner l'enquête de Fandorine à Moscou de nos jours avec la vie tout aussi romanesque de son ancètre, Cornelius von Dorn, mercenaire allemand tout aussi naïf que Fandorine, dont la vie au Kremlin au 17ème siècle est pour le moins mouvementée.

C'est un véritable régal que de suivre ces deux personnes liés par le sang et une même vision de la vie. L'alternance entre le passé et le présent est très évocateur et fait progresser le mystère avec talent. Car c'est une véritable enquête historique puisque le testament mène Fandorine sur les traces d'un important trésor du tsar. La confrontation entre la vision désuète de la Russie de Fandorine et la réalité des Nouveaux Russes est remplie de retournements de situation (car la mafia vient évidemment mettre son nez dans l'histoire) et l'évocation du Kremlin d'autrefois à travers les yeux de Cornelius apporte une vision intéressante sur le passé de Moscou. Bref, les 400 pages de se roman se dévorent très rapidement.

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