11/10/2009

Pandorum


Quelque part dans l'espaaace, un homme se réveille dans son caisson d'hypersommeil. Passé le choc du réveil, un constat s'impose : il ne sait pas trop ce qu'il fait là. Il est dans un immense vaisseau spatial (l'Elysium), mais il a oublié les détails de la mission. Et surtout, quand il se promène dans les coursives du vaisseau, ça se passe mal : les couloirs métalliques sont hantés par d'étranges silhouettes hostiles. Heureusement, la mémoire va lui revenir par bribes à mesure qu'il va comprendre ce qui s'est passé à bord de l'Elysium pendant qu'il dormait.

Ne comptez pas sur moi pour vous mettre la bande-annonce en lien avec ce billet car comme nombre de ses consœurs elle dévoile presque toute l'intrigue et ses rebondissements. Pandorum est dans la lignée d'Event Horizon, soit de l'horreur spatiale. Évidemment, le thème du vaisseau habité par quelque chose est immanquablement lié à Alien, mais Pandorum joue sur plusieurs tableaux en juxtaposant une intrigue psychologique à la dimension action du film. Car pendant qu'un personnage se promène dans les couloirs pour affronter le danger physique, un autre reste sur le pont et est confronté au syndrome Pandorum. Ce syndrome veut que les gens qui restent longtemps dans un vaisseau spatial finissent assez souvent par devenir paranoïaques. Bref, le danger est autant à bord du vaisseau qu'à bord du cerveau.

Pandorum n'est pas révolutionnaire. Chacun de ses éléments est archi-vus et revus. L'amnésie qui excuse le manque d'intrigue. L'intrus qui rôde dans les coursives avec des plans de caméra qui font sursauter quand le son devient tout à coup tonitruant. La santé mentale qui flanche lentement. La mission à deux balles ("Il faut traverser le vaisseau pour aller réinitialiser le réacteur principal". Ben tiens, il faut tout faire à la main dans le futur). Pourtant le mélange est assez prenant. Pas renversant, mais divertissant.

L'aspect Giger que je retrouvais dans l'affiche (la profanation du corps par les tuyaux) n'est pas omniprésente dans le film mais se permet par moment de jaillir à l'écran.

Si l'adversaire de l'équipage n'était pas si... grossier et si les scène de baston avaient été moins nombreuses, j'aurais pu recommander Pandorum. En l'état, il faut un peu d'indulgence dans le regard pour se laisser conquérir par ce film.

3 commentaires:

  1. Tu aurais lu le roman de Eschbach qui se passe dans une station spatiale ?

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  2. Non, mais je viens de jeter un œil sur amazon et ça a l'air funky comme mélange. Du Agatha Christie dans une station orbitale, ça pourrait me convenir.

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  3. Ca faisait un moment que j'attendais ce film. Le synopsis puis la bande annonce m'avaient séduit. Mon cerveau avait fait le rapprochement avec Event Horizon, que j'aime bien.
    Mais le film ne m'a pas convaincu. Trop d'action, pas assez d'ambiance. Dommage.

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