02/01/2013

La saga Percy Jackson de Rick Riordan




Avec un jeune ado à la maison et une bibliothèque plutôt fournie en matière de littérature imaginaire, pas surprenant de voir arriver des séries thématiquement proches de ce que je lisais moi-même adolescent, même si ces bouquins sont d’une part plus récents et d’autre part fortement marqués par Harry Potter. Mon fils étant un fan invétéré des Percy Jackson de Rick Riordan, j’ai fini par me décider à les lire. Je voulais voir ce que ça valait et puis étant dans un trip « dieux incarnés » en ce moment, je me disais que ça pouvait toujours constituer une source d’inspiration.

Le pitch en un mot (avec un spoiler qui n’en est pas un) : les Dieux Grecs sont toujours là, mais le siège de leur puissance suivant le centre de la civilisation, ils sont évidemment basés à New York. Ils fricotent toujours autant avec des mortels, ont donc une progéniture nombreuse mais à la vie compliquée puisque les Monstres sentent leur présence et les poursuivent sans relâche. Leur seul havre : un camp de vacances sur Long Island protégé des Monstres par d’anciens pouvoirs. Percy Jackson est un sang-mêlé, fils de Poséidon et d’une mortelle, et il va rapidement se retrouver embrigadé tout au long des cinq tomes de la saga dans une série de quêtes pour empêcher le retour du Titan Chronos qui veut se venger des Dieux qui l’ont démis et plonger le monde dans le Chaos.

Difficile de ne pas lire les Percy Jackson à l’aune des Harry Potter. Les similitudes sont troublantes, à la fois sur la forme et sur le fond. Sur la forme, la nature cyclique des Harry Potter est émulée, bien qu’inversée (pendant l’année scolaire, il ne se passe rien, mais l’été à la Colonie des Sang-Mêlés, on retrouve les personnages récurrents et Percy part en quête.) Les grands archétypes sont très semblables (Chiron en Dumbledore, Monsieur D. en Snape, Chronos en Voldemort, etc.) et les héros principaux eux-mêmes ont des personnalités similaires (Annabeth est polarde comme Hermione, Rick est loyal en amitié et assez plaintif malgré ses succès comme Harry, etc.). On retrouve aussi des composantes de décor qui ont fait le succès d’Harry Potter : objets magiques, prophéties, monstres légendaires, etc.

Est-ce que ça en fait du sous-Potter ? Oui et non. C’est clair que du point de vue du scénario, des motivations des personnages et disons-le tout net de la crédibilité des récits, on est pas dans le haut du panier, et il faut vraiment laisser son esprit critique au vestiaire avant de lire les bouquins. En même temps, dire que certains passages (voire certains tomes) de Harry Potter tiraient sur la corde au niveau crédibilité serait un doux euphémisme. Disons qu’on sent moins de souci chez Riordan à ficeler l'intrigue au maximum de tous les côtés, ce qui donne à la fois un récit qui se prend moins au sérieux et des incohérences parfois excessives.

Par contre, et un peu paradoxalement peut-être, la réutilisation des mythes et légendes grecs à toutes les sauces est parfois surprenante mais souvent assez fun, et ça contribue à rendre les bouquins attachants. Du coup, la lecture est facile, il y a peu de temps morts et on se prend à anticiper le prochain personnage emblématique revisité (de Gerion en fermier du midwest sans scrupule à Dédale en génie androïde incompris fuyant son passé). Ce qui transparaît à travers les bouquins, c’est un véritable amour de la mythologie grecque, même si les puristes crieront au massacre.

Même si au final je pense que la série des Percy Jackson est largement oubliable, elle est assez sympathique pour une lecture pas prise de tête. Et pour le coup, comme inspiration pour un univers de jeu imprégné de mythologie dans le monde moderne, ça le fait carrément. Pour l’anniversaire de mon grand, je lui ai promis une partie dans l’univers de Percy Jackson et je pense que ça peut le faire. Je suis en train de hacker l’excellent Tranchons & Traquons à cet effet, et je partagerais ça avec vous si ça intéresse quelqu’un.

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