19/06/2014

Line of Duty


Le DS Arnott commande une unité d'intervention musclée qui cafouille lors d'une opération. La bavure se solde par la mort d'un innocent. Et au lieu d'altérer son rapport en chargeant la victime, comme lui demande son supérieur hiérarchique, Arnott décide de dire la vérité au tribunal. Il est donc récupéré par une autre unité policière, l'anti-corruption (l'équivalent des Affaires internes), qui trouve son comportement exemplaire et vraiment compatible avec sa propre mission. Et la première enquête d'Arnott va être de travailler sur le cas du DCI Gates, le plus meilleur flic de la ville que l'on soupçonne d'échelonnement, c'est-à-dire de gonfler artificiellement les charges dans certaines affaires afin de faire grimper les statistiques et ainsi obtenir plus de budget de fonctionnement pour son unité.

Évidemment, rien n'est simple, surtout pas le boulot de bœuf-carottes. Gates n'est effectivement pas blanc-blanc, mais ce n'est pas l'ordure sans foi ni loi qu'on aimerait bien qu'il soit pour soulager notre conscience. C'est un flic qui joue avec le système parce que les ordres qui viennent d'en haut sont déconnectés de la réalité du terrain. C'est la culture du chiffre qui le pousse à adopter des méthodes tordues. Ajoutons à cela une maîtresse qui le mène par le bout du nez, et on a un vrai beau personnage, cent fois plus intéressant que le flic fadasse qui enquête sur lui. Il ne faudrait pas oublier la DC Fleming, jeune ambitieuse qui infiltre l'unité de Gates pour le compte de l'anti-corruption. Un rôle lui aussi sous-utilisé à mon goût.

Et c'est fait à l'anglaise, c'est-à-dire une saison de 5 épisodes d'une heure chacun et pis c'est tout. Et sans spoiler, ils se permettent de terminer toute cette histoire de manière assez sordide, avec une morale particulièrement cynique qui pagaye en sens contraire de ce qu'on voit habituellement dans ce genre de production policière. Une histoire de compromission, de mauvais choix, où il faut même mentir pour obtenir la vérité. La série suit également quelques policiers en uniforme, et ce n'est vraiment pas brillant comme constat.

À noter que Lennie James, qui incarne le DCI Gates, jouait déjà le flic pourri dans Low Winter Sun et qu'une seconde saison a déjà été diffusée.

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