01/09/2015

Ferrailleurs des mers


J'avais tellement aimé le premier roman de Paolo Bacigalupi, La Fille automate (dont Benoît vous disait aussi beaucoup de bien) que je me suis aveuglément jeté sur Ferrailleurs des mers, et ce même si Edomaur m'avait dit "Sache que son bouquin suivant est perclus de poncifs et bâti autour d'une intrigue assez peu originale..."

Or donc, dans un futur compatible avec celui de La Fille automate (je ne sais pas s'il existe un bacigalupivers) de pauvres gens survivent péniblement en risquant leur vie sur d'immenses bateaux rouillés afin de récupérer du métal. La vie sur cette côte sinistrée y est difficile. Et paf, un petit gars qui n'en veut tombe par hasard sur une fille de riche, qu'il va sauver. Et pis c'est tout, je vous ai raconté 80% du livre qui, effectivement, enquille les poncifs sur ce que la misère nous pousse à faire. La rencontre entre le pauvre héros et la fille aisée est cousue de fil blanc. Il y a des hommes-chiens qui sont fidèles envers leur maître et le héros lutte contre l'atavisme familial pour ne pas devenir comme son alcoolo de père. Waow. Bacigalupi n'a rien à raconter, et ça se voit d'autant plus que son premier roman était d'une richesse incroyable. Là, il est à sec, échoué sur le sable comme les bateaux qu'il met en scène, et ça se voit un peu beaucoup. C'est pas mauvais, c'est juste d'une simplicité si effarante que j'ai eu l'impression de lire un résumé. Je m'étais volontairement laissé happé par sa description de Bangkok, j'avais adoré butiner d'un perso à l'autre et découvrir un monde de demain compliqué, et là, paf, c'est cul-cul et simplet.

J'apprends, en lisant Wikipédia, que ce roman a gagné en 2011 le prix Locus du meilleur roman pour jeunes adultes. Je trouve ça gonflé de la part de J'ai lu de ne pas dire aux lecteurs que c'est un livre qui ne s'adresse pas aux adultes. C'est quand même une information importante, quand on achète un bouquin. Et puis, je ne suis pas un expert, mais c'est pas parce qu'on s'adresse à de jeunes adultes qu'il faut baisser le niveau de la sorte. Ils méritent mieux qu'une historiette d'amour impossible qui a été déjà raconté des milliards de fois.

Le pire, c'est qu'il y a une suite et que je l'ai déjà achetée tant j'avais confiance en Bucigalupi.

4 commentaires:

  1. SI la suite c'est "Les cités englouties", (qui n'est pas vraiment une suite) c'était pas mal. Pas aussi bien que La fille automate mais quand meme pas mal du tout et pas trop cliché.

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  2. Tu me l'aurais demandé, je te l'aurais dit que c'était pour enfants, donc à éviter.

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  3. aH fichtre, je suis degouté... mais quand même ya des idées d'anticipation sympa ? un peu d'action ? même si le scénario est naz ya pas un peu de matière a kiffer ?

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  4. Soit c'est bon, soit ce n'est pas bon. Après, que ce soit pour la jeunesse ou pas, il peut y avoir une erreur d'étiquetage, mais ça n'interdit pas de faire des bons livres...

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