12/12/2016

Westworld



Je trouve décidément que le cru 2016 de nouvelles séries TV de science-fiction est exceptionnel. Après un gros coup de coeur en début d'année pour The Expanse (dont la seconde saison arrive dans 3 mois), l'année se termine en beauté avec Westworld.

Westworld est un parc à thème ambiance Western dans lequel les clients s'immergent façon MMORPG. La différence majeure, évidemment, c'est que le parc n'est pas virtuel mais bien matériel et peuplé d'androides programmés, les hôtes (hosts). Le co-fondateur survivant du parc, le Dr. Ford (joué par un Anthony Hopkins en grande forme) est l'objet d'une attention particulière du comité de direction juste au moment où des choses bizarres commencent à se dérouler dans le parc et où l'héritage du second co-fondateur du parc commence à refaire surface.

Les clients qui viennent à Westworld le font pour échapper à leur quotidien mais aussi pour profiter sans risque des hôtes: tuer ou violer est sans conséquences pour les clients, puisque les hôtes ne peuvent pas leur faire de mal. Beaucoup de clients, du coup, laissent leur moralité au vestiaire avant de mettre leurs santiags pour entrer dans le parc.

Je n'en dirais pas plus pour ne pas risquer de vous gâcher le plaisir. Mais si vous cherchez des références SF auxquelles raccrocher Westworld, vous lorgnerez du côté de Philip K. Dick pour les réflexions sur ce que cela signifie d'être humain. Westworld c'est de la SF qui parvient à marier admirablement un scénario haletant et une vraie intelligence. Il y a  bien un ou deux épisodes légèrement en dessous du lot, mais la série se tient, a le mérite d'être courte (10 épisodes) et de se terminer d'une manière très satisfaisante qui ouvre néanmoins de grandes possibilités pour la suite.

Comme souvent chez HBO, il y a beaucoup de sang et de nudité. Dans Westworld toutefois, cela sert le propos puisque ce sont toujours les hôtes que l'on voit nus. C'est même comme cela que les employés de Westworld marquent la différence entre eux (les humains) et les hôtes: en dehors du parc, ces derniers sont toujours nus. Quand au sang, disons simplement que les clients du parc on rarement des scrupules à sortir leurs 6 coups et s'amuser avec. Il faut bien que ça paraisse réaliste, non ?

Si vous êtes un tant soit peu amateur de SF et même, oserais-je dire, si vous ne l'êtes pas, il y a de bonnes chances que Westworld vous intéresse et vous passionne. Je le recommande très très chaudement.

3 commentaires:

  1. Salut,
    je ne vois nulle part la référence au film d'origine (1973) avec Yul Brynner, sous le même titre, Westworld (Mondwest en vf) qui me parait pourtant intéressante pour les gens souhaitant se pencher dessus.

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  2. Je n'y ai pas fait référence parce que je ne l'ai pas vu. Je ne peux donc pas juger de la série à l'aune du film.

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  3. C'était donc ça... hé bien c'est un film à voir, l'ambiance est soignée et le travail de la bande son intéressant.

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