15/07/2013

Contes de la Cage d'Escalier (Infinie)


Je suis en train de relire certains suppléments Planescape, le seul univers D&D dont j'ai gardé les suppléments malgré le fait que je n'ai jamais réussi à y faire jouer. Qui sait, cette fois-ci sera peut-être la bonne. Bref, du coup je me disais que ça pourrait valoir le coup de partager mon ressenti sur les différents bouquins et particulièrement les différentes campagnes. Les avertissements d'usage pour ceux qui seraient susceptibles de jouer cette campagne sont de mise, je ne peux pas en parler sans rentrer un minimum dans le détail.

Ce n'est donc pas le dernier Banjamin Malaussène de Pennac dont je vous parle aujourd'hui, mais Tales of the Infinite Staircase (Contes de la Cage d'Escalier Infinie), une campagne assez touffue, composée de huit scénarios qui peuvent être joués (presque) dans n'importe quel ordre. Pour les amoureux de Sigil, ce n'est pas la campagne qu'il vous faut puisqu'aucun des huit scénarios ne se déroule dans la Cité des Portes. Pour ceux par contre qui aiment le côté Salvator Dali de Planescape, où les confrontations des personnages à l'étrangeté des plans est primordiale, c'est plutôt un bon produit.

Sans tout à fait gâcher le mystère de cette campagne, disons que son amorce est classique: une menace de nature disons métaphysique affecte certains plans qui sont reliés à un bizarre passage entre les plans: la Cage d'Escalier Infinie (bon, clairement, en Français ça claque pas, on a l'impression que le pire monstre qu'on va rencontrer c'est la concierge avec son attaque spéciale "vous n'avez pas payé votre loyer, je ne vous donne pas le courrier!") Les créatures qui assurent la maintenance de ladite cage d'escalier (qui n'ont pas grand chose de la concierge lambda) engagent les personnages à élucider le mystère sur la base de vagues informations.

S'ensuit une succession d'explorations planaires à travers toutes sortes de lieux étranges, soit de par leurs habitants, soit de par leur géographie. Cette variété de contextes est plutôt réussie et, même si la trame est pour le moins lâche au départ, elle s'affirme au fur et à mesure de la campagne pour devenir plutôt prenante au final. Sur le fond donc, c'est plutôt du bon, même si un ou deux épisodes sont à mon avis dispensables (ils sont intrinsèquement sympathiques mais apportent peu à l'histoire d'ensemble). Pour qui ne joue pas de 10h à 22h tous les dimanches, il y a probablement lieu de tailler un peu dans le vif.

La principale lourdeur toutefois n'est pas tant dans la trame ou les contextes présentés que dans l'accumulation de combats peu justifiés qui délayent affreusement la sauce. Si je fais jouer cette campagne, j'éliminerais donc non seulement un ou deux scénarios superfétatoires, mais dans chaque scénario au moins une ou deux rencontres qui n'apportent rien (que des points d'expérience).

Cela étant dit, c'est plutôt un produit solide qui peut à mon avis donner une campagne bien sympathique a condition d'être un peu élagué. On est pas volé sur la marchandise dans le sens où Monte Cook (l'auteur) joue vraiment à fond les spécificités de Planescape. Au fil des scénarios, on rencontre démons, formians, githyanki, slaadi et autres étrangetés des plans, dont quelques unes très très bizarres pour le coup. Le dépaysement est assuré!

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