Ce billet commun, en train de devenir une tradition du blog, arrivera probablement trop tard pour vous permettre de vous en inspirer pour votre liste au Père Noël. Il aura quand même le mérite de permettre à ceux d'entre nous qui n'ont pas été assez prolixes pendant l'année de tenter de rattraper leur quota annuel de billets à écrire et tenter ainsi d'échapper à la réorg' de 2026 et la suppression des postes qui s'en suivra.
En effet, grâce à l'IA, nous allons pouvoir écrire plus de billets, plus souvent, et avec moins de pigistes. Cela permettra d'économiser sur la masse salariale pour acheter plus de référencement Google, et ainsi générer plus de revenus. Plus de 20 ans après la création de ce blog, peut-être allons-nous enfin devenir riches ? Enfin, ceux qui n'auront pas été débarqués du blog façon pirates, bien sûr. A minima, on espère ainsi égaler la cadence de publication de Gromovar.
On va donc voir ce que ça donne avec ces avis : je ne leur dis rien, ils publient leurs avis, et à la fin du billet, je désigne ceux que je n'aime pas et qui ne reviennent pas en 2026. Bien sûr, eux, ils ne le savent pas, sinon c'est pas une vraie réorg'. Pourquoi est-ce moi qui décide, vous dites-vous peut-être. Simple. C'est moi qui ai créé le premier le brouillon de ce billet, ils n'avaient qu'à se lever plus tôt ou ne pas être sur le fuseau horaire de Montréal s'ils voulaient le faire à ma place ! Allez, place aux avis de Noël maintenant.
Pour une bête raison de plate-forme, je suis contrait de publier ce billet en plusieurs morceaux. Dans cette 1e partie, on va parler de JdR et de séries.
En JdR
L'avis de Benoît : The Horrendous Hounds of Hendenburgh
Les Merry Mushmen ont entreprise depuis deux ans de publier assez régulièrement des modules pour les jeux OSR inspirés de D&D, dans un format résolument rétro, mais avec une ergonomie résolument moderne. The Horrendous Hounds of Hendenburgh est celui que je préfère pour le moment sur les trois que j'ai (il y en a deux de plus qui seront livrés en Janvier) parce qu'il marie bien les concepts de bac à sable, une ambiance D&D relativement classique et des quêtes multiples mais liées entre elles qui donnent beaucoup de liberté aux joueurs pour aller vers où ça leur chante. Du coup, j'ai même lancé une campagne (motorisée avec Dungeon Crawl Classics) pour ma fille et ses potes. Donc comme je lis pas des tonnes de trucs en JDR, ça sera mon choix pour 2025 !
L'avis de Cédric : Eat the Reich

J’avais découvert ce jeu de Grant Howitt en PDF à sa sortie en 2024, mais ce n’est que cette année que j’ai acheté la version papier tellement j’avais adoré ma lecture sur écran. On y incarne, le temps d’un one-shot, des vampires hauts en couleurs qui sont largués sur Paris pendant la Seconde Guerre mondiale avec un but simple : trouver Hitler et le vider de son sang. On traverse une version de carte postale de Paris pendant l’Occupation en trucidant des nazis et des super-soldats par paquet de douze, c’est un immense défouloir à la Tarantino. C’est violent, mais rempli de conseils intelligents sur les accents et la mise en scène de l’horreur nazi. Les illustrations de Will Kirkby sont magnifiques, c’est un petit livre aussi malin que beau qui propose des règles simples pour mettre en scène des combats sans merci. Le jeu précise que le sang d’Hitler à le goût des amphétamines et donne à la fin des tas d’idées pour que ces vampires badass aillent aussi s’occuper de Franco, Mussolini... mais aussi Churchill.
L'avis de Philippe : Mutant Year Zero
En 2023, j’ai découvert les jeux Free League : d’abord
Tales from the Loop, qui nous a permis quelques scénarios délicieusement nostalgiques et retrofuturistes, puis Forbidden Lands, juste assez OSR pour moi. Conquis par le système, très perfectible mais qui a le mérite d’être - pour moi - facile à retenir et soutenant la narration, j’ai ensuite lu
Coriolis en 2024, et comme Ben j’ai été un peu déçu par le contenu moins exotique que le laissait entendre le contenant. J’ai acheté Vaesen, dont la structure de scénarios m’a tout de suite plu. Et finalement, je me suis décidé à regarder de plus près Mutant Year Zero, qui ne me disait rien : que peut-on raconter de neuf dans un jeu post-apo ? Des ruines, de la technologie récupérée, des tribus errantes, des monstres mutants… Les ingrédients sont encore plus limités que dans tout autre type de setting. C’est en y jouant, parce que je cherchais un truc à faire sur le pouce, que le cocktail hexcrawl + gestion de l’arche + accroches de scénario par lieux + character arcs + metaplot ouvert a pris toute sa saveur. J’ai participé aux campagnes de financement et récupéré les différents jeux/campagnes (on aurait dit splatbook dans les années 90), et je n’ai plus qu’une envie, maintenant : faire toute la méta-campagne qui intègre et lie les storylines de tous les peuples de la Zone. Je n’en dis pas plus, certains de mes joueurs me lisent.
L'avis de Slawick : Arcane XV

Arcane XV est un jeu-campagne moderne fantastique qui m’a… surpris. Sa lecture n’a pas commencé sous les meilleurs auspices pourtant, moi qui sortais tout juste d'une autre grosse production fort laborieuse du même éditeur. Le début du bouquin me semble poser des problèmes d'implication des PJ et pire, des joueurs. Je veux dire, on vous propose de tourner dans un film mystique où tout est louche, vous iriez vous, même si vous étiez un acteur au chômage ? Sauf que ma première impression s’est trouvée toute chamboulée en arrivant au scénario situé fort à propos au milieu de la campagne. Celui-ci sert en effet d'outil pour redynamiser l'aventure et motiver PJ et joueurs à poursuivre leur quête jusqu'au bout, dès lors que l'élan initial retombe. Le résultat global est en fait vraiment malin dans sa construction, à savoir une enquête (un peu contrainte et forcée) se déroulant dans le monde moderne et qui permet aux PJ d'avancer progressivement dans un donjon situé dans un monde parallèle. C'est évidemment très méta et aussi très joliment packagé, avec un petit système adapté aux thèmes du jeu et, dans sa version boite, tous les accessoires utiles. Maintenant, j'attends avec fort curiosité Dangerous Gary, du même auteur et toujours chez les XII Singes, qui s'annonce encore plus barré.
L'avis du Lecteur : Stonehell

Je ne sais pas pourquoi, ces derniers temps, j’ai eu des envies de mégadonjon. Ces univers fermés, comme des villes sous cloche, pleins de factions, de dangers, et de mystères. J’ai aussi quelques théories sur la manière d’en faire jouer un que je souhaite confronter à la praxis : la notion de tour de jeu (Dungeon Turn), la gestion des ressources, le donjon vivant, etc. J’ai testé ces éléments sur des donj’ de taille moyenne mais jamais sur un vrai MÉGA-donjon, c'est-à-dire quelque chose de si vaste qu’il est absurde d’imaginer en venir à bout. J’en ai déniché quelques-uns particulièrement mastoc et célébrés, mes expériences des produits TSR tels que T1-4, Night Below, ou Undermountain étant plutôt des déceptions.
Arden Vul, Stonehell, et Anomalous Subsurface Environment sont ceux qui sont revenus le plus souvent dans mon paysage. Les 1120 pages de Arden Vul ont été un mur infranchissable : impossible d’imprimer un truc pareil, et je vais pas lire un pdf aussi long. Je me suis donc pris Stonehell dans la boutique lulu de son auteur et bien m’en a pris : cela répond parfaitement à mon besoin.
Stonehell est composé de deux recueils d’un peu plus de 100pp pièce, chacun contenant 5 des dix niveaux du donjon, plus deux petits suppléments pour en rajouter des petits bouts de ci, de là. Là où Stonehell fait fort, c’est dans la structure de la présentation. En effet, chaque niveau a une présentation standardisée qui fait à la fois dans le simple, le bref, et le clair. D’abord, un synoptique du niveau : aperçu global, éléments saillants, table de rencontre, résumé général. Puis, chacun des quatre quadrants du niveau reçoit deux double pages présentant le plan, le détail de chaque pièce de manière synthétique, et des informations clefs : aperçu, population, notes spécifiques. Ça ne fait pas dans le remplissage, ni dans le verbeux. C’est fait pour être sur les genoux du MJ en cours de jeu et ça fait parfaitement son taf. Je sais, je l’ai testé pas plus tard que l’autre soir, avec grand succès. Un confort vraiment inégalé dans ce genre particulier. Je recommande donc chaudement à quiconque voudrait se confronter au genre.
L'avis de Tristan : Age of the Living Gods pour Vampire - The Masquerade 5th edition

Ce gros bouquin de 300 pages est une production amateur dont l’objectif est à la fois très simple et complètement délirant : puisque l’histoire de Vampire commence au Proche-Orient, allons donc voir comment c’était dans le coin au XXIVe siècle avant notre ère. Et hop, nous voici dans le Croissant Fertile. Le Déluge et Gilgamesh sont déjà des mythes lointains ; l’écriture est encore une nouveauté ; à force de se friter, les cités-états sumériennes commencent à inventer ce truc nouveau et bizarre qui s’appelle un “empire”... et la région grouille de vampires. Pas de petits trucs faiblards comme nous en connaissons à notre époque, non, des gros, des durs, des tatoués. Du genre à avoir croisé Caine, à être à tu et à toi avec des Antédiluviens… Bien sûr, comme d’habitude, on joue des petits nouveaux tout faiblards, de la 7e ou 8e génération.
Le bouquin propose à peu près tout ce qu’il faut pour se repérer dans l’époque, créer des personnages pas trop déraisonnables, et mettre en place l’habituelle équation “horreur psychologiques et politique” dans un univers rempli de ziggourats, de barbus en jupes et d’épées en bronze. Même si la maquette est bien faite et les illustrations honorables, ça reste un produit amateur, et il y aura besoin de quelques coups de rabot ici et là pour rendre l’ensemble plus à votre goût. Certains choix font très “Vampire V20, je vous mets tout en vrac et vous ferez le tri” un peu étouffant par rapport à la V5, mais chacun voit midi à sa porte, tout ça. (Mon plus gros reproche personnel est l’absence d’efforts sur les noms de clans. À quoi ça rime de jouer des Ventrue ou des Tzimisce dans un contexte où ils s’appellent forcément autrement ?)
N’empêche, l’excursion est marrante, et il y a même un supplément de scénarios que je n’ai pas encore lu, The Burning Gods. Tout ça est en pdf sur DriveThru, rubrique Storytellers Vault.
L'avis de Steve : le Recueil de scénarios pour les 40 ans du Jeu de rôle (tome 3)
J’ai beaucoup d’admiration pour le projet, lancé en 2014 par La Cour d’Obéron, visant à rassembler en 4 tomes un scénario pour chaque année d’existence du jeu de rôle (il y en a finalement 90 !). Ce troisième tome, qui correspond à la période où j’ai découvert le jeu de rôle et la seconde édition de Casus Belli dont je lisais religieusement tous les scénarios.
Ouvrir ce recueil m’a procuré un immense plaisir de lecture et de jeu. J’ai notamment eu plaisir à y découvrir trois scénarios du regretté Michael Janod (dont on trouvera les jeux ici), décédé en 2024, écrivant pour trois jeux que j’avais adoré à l’époque (et que j’adore toujours) : Dying Earth, Wushu et Unknown Armies.
On peut télécharger la version PDF
ici.
En Séries
L'avis de Benoît : Dept Q (aka Les Dossiers Oubliés)

Je comprends pourquoi les artisans de la VF de cette série ont choisi de ne pas traduire directement le titre en Anglais (Département Q aurait sans doute suggéré autre chose...) mais je ne trouve pas le titre Français très inspiré. Bon, je m'en fous, je le regarde en VO de toute façon. Dept Q. est un polar à l'origine nordique mais transposé en Écosse pour les besoins de l'adaptation anglo-saxonne. C'est centré sur un flic plus que désabusé, malaimé avant même qu'il ne soit assailli par un homme masqué qui l'a laissé estropié, son collègue paralysé des jambes et un jeune flic trucidé. Ne sachant que faire de lui, on lui propose de diriger une unité "cold case". Il s'entoure d'autres profils plus qu'atypiques et contre toute attente, ça décolle. L'intrigue est bien menée, avec des vrais gros moments de tension, des personnages très attachants dans leurs fêlures et un retournement plutôt bien amené qui garantit presque la surprise lors de la révélation finale. Bref, c'est super bien, ça donne envie d'aller à Edinburgh, et c'est mon coup de coeur 2025.
L'avis de Cédric : Taskmaster

Je résiste à la tentation de vous dire du bien de Pluribus pour être franc : en 2025, l’essentiel de mon temps de cerveau disponible a été consacré au visionnage d’une émission de jeu britannique appelée Taskmaster. Dans chacune des 20 saisons, 5 comiques/comédiens sont chargés de réaliser des tâches farfelues pour gagner une statuette qui ne ressemble à rien. Les épreuves sont absurdes, et tout le sel de la série est de regarder les concurrents échouer, s’entêter, jubiler, mentir et se défendre avec une mauvaise foi d’arracheur de dents. L’animateur Greg Davies est sans pitié dans ses commentaires, et son acolyte Alex Horne est un petit sado-masochiste introverti. Bien évidemment, regarder 193 épisodes d’un jeu télévisé britannique semble malsain, mais en fait c’est l’inverse qui s’est produit : c’est cette série totalement accessible sur YouTube qui nous a permis de ne pas perdre notre santé mentale en 2025 face à l’actualité démoralisante. Et en plus, nous avons amélioré notre anglais, maintenant on sait dire des trucs comme “Oupsy, I shat in the milk”.
L'avis de Philippe : Severance Pluribus Watchmen
Je pourrais vous parler de
Severance, le billet de l’année dernière ayant été publié avant la 2e saison, mais je n’ai rien de plus à en dire; comme Cédric, je passe sur
Pluribus, je n’ai rien d’autre que des louanges à faire. A la place, je parle des séries déjà vieilles de quelques années qui figuraient sur ma liste et que j’ai enfin finies, en premier lieu desquelles
Watchmen chez HBO. J’avais lu la BD il y a longtemps, vu le film à sa sortie, et comme beaucoup j’étais resté sur l’idée que c’était une œuvre intouchable, condamnée à être citée, remixée ou mal comprise. Du coup, j’ai traîné des pieds avant de lancer la série, persuadé qu’on allait m’expliquer pourquoi
Watchmen, mais en 2019, avec des gros sabots et des clins d’œil appuyés.
Erreur. La série ne cherche pas plus à moderniser qu’à commenter Watchmen. Elle l’utilise comme un passé lourd, gênant, presque encombrant, pour raconter autre chose. Et cet “autre chose” est infiniment plus intéressant que la nostalgie. Racisme structurel, violence d’État, mythes fondateurs, responsabilité morale, héritage pourri qu’on se refile de génération en génération : tout est là, mais sans jamais transformer Alan Moore en mascotte ou en argument d’autorité. C’est intelligent, parfois inconfortable, souvent brillant, et surtout ça fait ce que trop peu de suites osent faire : ça prend le risque de déplacer le centre de gravité. Certains épisodes sont franchement exceptionnels, d’autres un peu plus inégaux, mais l’ensemble reste d’une tenue rare. Et surtout, ça prouve qu’on peut prolonger une œuvre culte sans la momifier ou faire du méta-auto-trans-référentiel ou je ne sais quoi. Rien que pour ça, ça valait largement le retard.
L'avis de Slawick : Fallout
Cette année, j'ai rattrapé la saison 1 de Fallout, et sur ces derniers jours de décembre, démarré la saison 2. Parce qu'elle est sacrément bien, cette adaptation du mythique jeu vidéo. On y suit les tribulations de Lucy Maclean, habitante de l'abri 33, lorsqu'elle se retrouve projetée dans le monde postapocalyptique extérieur. Fini la (fausse) bienveillance des abris souterrains, ici la survie se négocie à chaque seconde. Mais finalement, le monde extérieur n’est-il pas simplement l’expression de ce que les habitants des abris cachent au fond de leur cœur? Tous les classiques du jeu vidéo sont bien là (goule, confrérie de l'acier, nuka cola...), bien exploités par un scénario dont le cynisme n'a d'égal que son modèle vidéo ludique. L'image est magnifique aussi, avec une mention spéciale aux flashbacks et leur style années 50 rétrofuturiste. Un régal.
L'avis de Tristan : Welcome to Derry, Season 1

Commençons par évacuer un élément important : le roman Ça a été l’une des grandes claques de ma vie de jeune lecteur, j’y suis revenu plusieurs fois, et j’ai trouvé l’adaptation en deux films réalisée dans les années 2010 plutôt réussie, mais un peu plate. Le visionnage de Welcome to Derry m’a permis de comprendre ce qui manquait : la profondeur de champ.
Je ne pense pas divulgâcher grand-chose en disant que Grippe-Sou, le clown diabolique de Ça, frappe en gros une fois par génération. Les deux films nous montrent le combat d’un petit groupe d’ados, puis d’adultes, à vingt-sept ans d’intervalle. Welcome to Derry entame un traveling arrière, revenant dans les années 60. Le roman comporte plusieurs “intermèdes” qui reculent petit à petit jusqu’au début du siècle, tous centrés sur une catastrophe provoquée par l’entité. Ils avaient été oubliés dans les films, le premier est exploité dans cette saison. Et bon, quand on fait huit épisodes à partir d’un court chapitre, on a la place de broder, de créer des personnages, de les développer… bref de s’amuser. Et comme, contrairement aux événements des films, il n’y a pas de fil conducteur bien précis à suivre, on se surprend à s’intéresser aux personnages – alors que l’on sait pertinemment qui, dans le groupe d’investigateurs initial, va morfler sévère et qui va mourir.
Restent, en théorie, deux saisons qui nous ramèneront en 1935 et en 1908. Ce qui, au rythme de réalisation de ce genre de production, veut dire 2027 et 2029 si tout va bien. Mais bon, patience et longueur de temps font de bons gueuletons, comme dirait Grippe-Sou.
L'avis du Lecteur : Espion à l'ancienne
En ces temps de naufrage éthique et d’assombrissement de l’avenir, on cherchait quelque chose de doudou à regarder. Une nouvelle série de l’excellent M. Schur ? On fonce. Bien nous en a pris. C’est léger, c’est humain, c’est drôle. Ca ne cherche pas à révolutionner quoi que ce soit mais, comme toujours avec Schur, on a des personnages touchants dans des moments émouvants. Schur ressort nombre de ses acteurs fétiches (dont un qui lui me fatigue beaucoup et dont je me passerais volontiers, à savoir Mantzoukas, qui joue le même personnage d’une série à l’autre).
Deux saisons, la seconde est moins bonne que la première mais ça reste entraînant. On a passé un moment agréable à regarder.
L'avis de Steve : The Rehearsal, saison 2

Je pense pouvoir affirmer sans risque que la plupart de ceux qui auront regardé la première saison de The Rehearsal (“La Répétition”) en seront ressortis fascinés et, au moins un peu, mal à l’aise. Il s’agissait d’une sorte de télé-réalité qui, plus que toutes les autres, nous interrogeait sur les limites entre réalité et fiction dans ce qui nous était montré. Le réalisateur/acteur canadien Nathan Fielder accompagnaient divers participants socialement anxieux en les faisant répéter une scène à venir.
La première saison commençait par une répétition relativement simple permettant à un participant de préparer une discussion difficile avec une amie. Elle se terminait par une mise en scène démesurement complexe autour d’une femme hésitant à avoir un enfant, Nathan Fielder y impliquait notamment plusieurs acteurs enfants d’une façon que l’on qualifiera a minima de “discutable”.
La seconde saison évite en partie ces interrogations éthiques en centrant ces répétitions autour d’un sujet a priori très terre à terre (ha ! ha !) : la sécurité aérienne et les relations entre pilotes et copilotes. La méthode utilisée par Nathan Fielder va cependant emmener cette seconde saison dans des directions vertigineuses et dont on peine, emporté par le visionnage, à savoir à quelle point elles sont délirantes et/ou sensées.
Les dispositifs incroyables (ne serait-ce que pour des questions budgétaires) des répétitions/rehearsals de cette saison servent souvent à Nathan Fielder à mener des réflexions centrées sur son intimité et sur sa propre personnalité.
On repensera en tout cas longtemps à une phrase prononcée lors d’un des épisodes centraux : “Sincerity is overrated/la sincérité est surestimée”.
A suivre : nos meilleurs souvenirs de 2025 en films, livres, BD, jeux vidéos, boardgames, musique
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