23/08/2013

Les Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas

Souhaitant se détendre durant une estivale interruption de ses activités, le Chroniqueur avait avec lui emmené bon nombre d'ouvrages de toutes natures. Une des particularités propres aux demeures de villégiature où l'on a passé son enfance toutefois, c'est qu'elles contiennent bon nombre d'ouvrages déjà lus dont le souvenir s'invite à vous. Le Chroniqueur ayant terminé la lecture de l'excellent ouvrage du Sieur Gaiman, célèbre amuseur littéraire et fantasque, s'est laissé happer par une oeuvre grandement appréciée dans sa lointaine enfance mais dont il ne gardait que quelques images fortes et des souvenirs fugaces: Les Trois Mousquetaires, d'un certain A. Dumas.

Cette lecture terminée, le Chroniqueur s'interrogea sur l'intérêt de parler d'un ouvrage dont la célébrité ne ternit pas et qui a même envahi l'imaginaire du bon peuple de manière durable. Toutefois, peut-être avec une pointe de cynisme, il lui vint à l'esprit que si beaucoup connaissaient le sujet et les principaux personnages de cette aventure, peu sans doute l'avaient réellement lu.

Les Trois Mousquetaires donc, est un ouvrage copieux, écrit dans une langue aussi fleurie qu'enflammée. Il s'agit là d'un roman d'aventures sises sous le règne de Louis XIII et mettant en scène les Mousquetaires du Roi Athos, Porthos et Aramis ainsi que leur jeune ami Gascon d'Artagnan, personnage central du récit. Le roman ne manque pas de rebondissements et touche à des genres différents. Il emporte le lecteur dans un vent épique et romantique qui le rend difficile à poser. L'histoire, pour l'essentiel, est légère en ce sens que le lecteur n'est pas ou peu confronté à des événements tragiques ou dramatiques, contrairement au sombre Comte de Monte-Cristo du même auteur (dont le Chroniqueur vous entretiendra à la prochaine instance de relecture). Le dénouement de l'histoire apporte certes une touche de tragique mais n'enlève pas au ton relativement léger de l'ensemble.

Le secret sans doute de la magie de cet ouvrage tient dans ses personnages. Les trois mousquetaires sus-mentionnés et D'Artagnan (qui ne l'est pas pour l'essentiel du récit) sont évidemment bien campés, truculents et mêmes drolatiques par moments. Mais ce sont surtout les personnages secondaires qui retiennent l'attention: le Cardinal, subtil et prompt à la manigance, l'infâme Milady, incarnation du mal s'il en est, et les valets des mousquetaires, particulièrement Planchet, aux répliques marquantes et plein de ressources. On regrettera peut-être simplement la relative transparence des personnages féminins (Milady exceptée).

Pour un lecteur contemporain, Les Trois Mousquetaires reste très accessible et, si la langue est typée, elle n'en est pas moins facile à appréhender. Le roman n'est pas sans quelques lourdeurs, particulièrement dans son dernier tiers, et un éditeur moderne eut sans doute exigé de Dumas qu'il taille dans le vif, mais il est bon de ne pas oublier que la nature sérielle de la publication originelle a sans doute pesé sur la construction du récit. De plus, emporté par son élan, les quelques chapitres incriminés seront vite traversés pour amener au puissant souffle du final.

Bref, il n'est pas bon de ne pas avoir lu Les Trois Mousquetaires. Le Chroniqueur vous y encourage vivement!

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