20/09/2013

The Man who was Thursday de G.K. Chesterton


G.K. Chesterton est un auteur Anglais du début du XXè siècle pour lequel j'ai depuis longtemps une fascination complètement irrationnelle pour n'avoir rien lu de lui. De le savoir cité si souvent par Stephen Fry, de savoir qu'il a inspiré le personnage de Gilbert dans Sandman, tout cela m'incitait à le découvrir sans pour autant l'avoir fait jusqu'à récemment. Etant tombé sur The Man who was Thursday (Le Nommé Jeudi en Français) dans une librairie d'aéroport récemment, à la section "Polar", j'ai décidé de franchir le pas.

The Man who was Thursday est un court roman dont le personnage principal, Gabriel Syme, est un poète et accessoirement un agent de la police secrète chargé de lutter contre les anarchistes. Suite à un concours de circonstance et à un peu d'audace et de sang-froid de sa part, il se retrouve propulsé au sein du concile dirigeant des anarchistes, un groupe de sept individus sinistres tous surnommés d'après un jour de la semaine. Le plus impressionnant et le plus sinistre est le président, Sunday. Syme, on l'aura compris, est Thursday.

Sous couvert de raconter la lutte secrète de Syme contre le concile Anarchiste mené par Sunday, The Man who was Thursday est en fait tout sauf un polar puisqu'il n'y a ni enquête ni même mystère, ou en tous cas pas un mystère au sens narratif du terme. C'est surtout un court roman métaphysique, traversé de symboliques religieuses et dont le dénouement laisse la part belle à l'interprétation du lecteur.

Ça se lit facilement, même si la langue est très datée. C'est original, et on sent clairement comment le roman a influencé d'autres œuvres plus tardives. J'ai même par moments trouvé une atmosphère pas très éloignée de la Trilogie New-Yorkaise de Paul Auster, c'est dire. Au final, je suis content de l'avoir lu, mais je ne peux pas dire que le livre m'ait plus marqué que ça. Je vois en quoi c'est une oeuvre différente, mais j'ai peur qu'il faille avoir un soupçon de spiritualité qui me manque pour en apprécier le sel. Ça ne m'empêchera pas de creuser la veine Chesterton un peu plus loin. J'ai un recueil de Father Brown sur une étagère depuis 20 ans, il est peut-être temps de l'ouvrir.

2 commentaires:

  1. Je n'ai pas un souvenir fabuleux des Pères Brown et "le nommé Jeudi" m'avait laissé le même genre d'impression (original, voire délirant, mais manque quelque chose). Par contre j'avais totalement accroché à "La Sphère et la Croix" il y a 20 ans. On y retrouve la même sauce (c'est méchant) mystique mais là, ça marche. Peut-être parce qu'aux côtés d'un personnage dont je me souviens comme "le dernier des chrétiens", le co-héros est "le dernier des athés". Enfin bref, ça m'avait enthousiasmée.

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  2. Je note pour La Sphère et la Croix. Les quelques histoires de Father Brown que j'ai lues manquent effectivement d'un aspect plus directement "polar", mais c'est pas déplaisant. Faut décidément que je m'y replonge.

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