

S'ils peuvent se lire tous les deux dans n'importe quel sens, autant les prendre dans l'ordre chronologique : dans Haka, Fitzgerald, un commissaire d'origine maori incontrôlable et hanté par la disparition, 30 ans plus tôt, de sa femme et de sa fille, poursuit un serial killer. Cette enquête lui fera découvrir des aspects insoupçonnés - ou maintenus dans l'ombre - de la société néo-zélandaise moderne. Dans Utu, un ancien adjoint de Fitzgerald, flic blanc spécialiste de la culture maorie, est rappelé de sa retraite pour enquêter sur des aspects laissés de côté lors de l'enquête précédente. Ce flic complètement cramé aux drogues va lever une piste brûlante qui mettra là aussi en lumière la société de son pays. Dans les deux cas, les maoris, composante essentielle de la nation, sont complètement liés à la trame, mais il ne faut pas s'attendre à un exposé didactique ou une mise en valeurs des clichés associés (tatouages, hakas, etc.).
S'ils sont violents, ces livres sont beaucoup moins sordides et malsains que ceux de Grangé et ses imitateurs - sans compter qu'ils sont superbement écrits, et que leurs scénarios tiennent la route, deux qualités auxquelles les livres de Grangé ne peuvent prétendre.
Un nouveau polar de Férey, Zulu, consacré cette fois-ci à l'Afrique du sud, vient de sortir. Autant dire que je vais le lire à la première occasion.
D'ailleurs, pour faire le lien avec le JdR (en dehors de COPS) : existe-t-il un jeu qui mette en avant la culture maorie ? Je ne parle pas d'un L'âme des guerriers RPG (encore que...) mais d'un jeu qui parlerait de l'âge d'or des maoris : des pirogues, des tatouages magiques, des guerres entres îles, des légendes océaniques, des dieux lointains...
RépondreSupprimerMerci pour cet éclairage polar maori, je vais aller chercher ça chez mon dealer.
On glisse de lus en plus de la fantasy au polar...
Cédric
Il me semble qu'à un moment traînait un JdR amateur sur le modèle de "Premières légendes", qui parlait de la Polynésie ? OK, c'est pas maori à proprement parler, mais on se rapproche. Et puis, les tahitiens, après avoir lu "le couloir de la pieuvre" d'Olivier Descosse, je sais maintenant qu'ils peuvent être aussi hargneux que les maoris.
RépondreSupprimerPar contre, Descosse, même si on transforme notre blog en critiques polars, je vais pas en faire la critique : ca fait partie des clones de Grangé auxquels je faisais allusion.
Je viens de terminer Utu.
RépondreSupprimerTrès fort. Très très fort, même.
Comme par hasard, il y avait un spécial Nouvelle-Zélande à Thalassa ou Faut pas rêver sur TV5 Monde ce qui fait que ma lecture a été nourrie d'images superbes.
Je continue de rêver soit d'une version maori de Wyrd is bond, soit d'un jeu bourré de mokos, de mana et de haka...
D'ailleurs, il faut que je trouve Haka, maintenant.
Content que tu aies aimé ! Tu me diras des nouvelles de Haka. :)
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