26/03/2010

Robin Hobb - The Tawny Man / l'Assassin royal 2 le Retour





- Mme Hobb, Bob à l'appareil.
- Bonjour M. Bob. J'attendais votre appel.
- Oui, c'est à propos de votre manuscrit. Je viens de le finir.
- Ah... Et ?...
- J'ai bien aimé. Très chouette. Bien, prenant, et tout. Mais...
- Mais ?
- Non, il n'y a pas de mais; c'est bien. On rentre facilement dedans, c'est sympa, ce mélange de Dallas et de Fantasy, ces bateaux qui parlent. Vos personnages sont bien campés : on a envie de cogner les méchants, et de baffer les gentils. Au début, un manuscrit de choral-fantasy, de vous, j'y croyais pas. Mais au final vous vous défendez bien. Je publie.
- Oh, merci, M. Bob.
- Mais...
- Mais ?...
- Mais en fait, ce que j'aimerais vraiment, c'est une autre série sur FitzChevalerie. Vous pourriez pas me mettre une petite trilogie sur le sujet, là, vite fait ?
- Ben... C'est que...
- C'est que quoi ? C'est une question d'argent, c'est ça ? Vous en faites pas. Ca se vendra comme des petits pains, et je suis prêt à mettre le prix.
- Non, c'est pas ça. C'est que je sais plus trop quoi dire, avec Fitz. Et j'aimerais bien passer à autre chose que les Six-Duchés.
- Bon, faisons un deal. Vous me faites une trilogie sur Fitz, et je publie ce que vous voulez derrière. Même de la chick-lit. OK ?
- Bon, d'accord. Mais je raconte quoi, dans cette nouvelle trilogie ?
- Facile. A la fin de la précédente, Fitz vivait en ermite. Vous embrayez là-dessus, et vous me tartinez environ 300 pages sur Fitz qui boude dans sa cabane, histoire qu'on comprenne bien qu'il est misanthrope, aigri, amer, rejeté et oublié de tous. Non, allez, vous m'en mettez 400. Pas trop de dialogue, hein, insistez bien sur les monologues intérieurs, les regrets, tout ça. Vos lecteurs aiment bien qu'il chougne, alors vous mettez le paquet.
- Bon, d'accord. Mais ensuite ?
- Ben, ensuite, il faut un complot. Il faut que Fitz revienne au palais, donc on en remet une couche avec la loyauté familiale. Faut du pathos, hein, du mensonge et de la dissimulation. Si Fitz décide tout à coup que la solution à tous ses problèmes, c'est le dialogue et la franchise, tout tombe à l'eau. Donc il reste méfiant et paranoïaque, et fait foirer toutes ses relations.
- Et le complot ?
- Ah oui. Euh... Bon, à ce stade, vous pouvez le laisser tomber, c'est surtout pour faire retourner Fitz au château et lui donner des ennemis. En fait, on s'en fout un peu, ce qu'il faut, c'est une quête un peu mystique autour des dragons, comme à la fin de la 1e trilogie. Là-dessus, vous pouvez faire durer tout le troisième tome.
- Ca va pas faire un peu redite ?
- Qui s'en soucie ? Et puis, les lecteurs ne remarqueront même pas, la plupart lisent tellement vite et tout ce qu'il leur tombe sous la main que deux semaines après avoir refermé un bouquin, ils ne savent plus de quoi il parlait. Et vu que rien ne ressemble plus à une trilogie de Fantasy qu'une autre trilogie de Fantasy, ils tiqueront pas.
- D'accord.
- Evitez juste les dialogues. Les dialogues, ça donne du rythme, du sens, du dynamisme. Evitez ça. Vous, vous êtes bonne dans les dilemmes un peu puérils, la moralité simplette, et les conflits d'allégeances tranchés : qui je dois sauver ? Mon meilleur ami, ou mon roi ? Qui je préfère ? Mon loup ou ma femme ? Ca, ça plaît, chez vos lecteurs, et vous pouvez facile faire 30 pages chaque fois que Fitz se demande si il prend fromage ou dessert ou les deux.
- C'est noté.
- La seule chose que je vous demande, c'est un Happy End. La première fois, les gens étaient un peu énervés, il y a eu des courriers de protestation. Ce coup-ci, je voudrais un truc bien dégoulinant de bons sentiments, où tous les gentils de la série se retrouvent pour le final, et dansent autour de Fitz et de son amoureuse en leur lançant des pétales de fleurs.
- Euh... Vous êtes sur ? Vous voulez vraiment ça ?
- Laissez tomber les pétales de fleurs, vous avez raison. Ca ferait too much. Mais pour le reste, allez-y.
- D'accord.
- Super. Vous pouvez me faire ça pour quand ?
- En fait, tout de suite. J'ai tapé en même temps qu'on parlait, et les 3000 pages sont prêtes. Je vous les envoie à l'instant.
- Mme Hobb, vous êtes géniale. Ca va faire un tabac, vous allez voir.

24 commentaires:

  1. J'avais dans l'idée de lire un jour du Robin hobb, un peu comme j'ai lu du grr martin. Et bien finalement, non. Je n'essaierai même pas. Oh zutalors. Merci Bob !

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  2. Excellent !
    Je n'ai pas lu la seconde trilogie mais j'ai l'impression qu'on peut appliquer certains points de cette chronique à la première.

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  3. Robin Hobb, c'est un petit peu l'Anna Gavalda de la fantasy.

    Merci pour cette piqûre de rappel, Bob.

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  4. Lachésis28/3/10

    Roh... C'est pas gentil de décourager les gens comme ça. La seconde trilogie n'est certes pas la meilleure pour commencer, mais ce serait dommage, à mon sens, de ne pas jeter un oeil à la première quand même (i.e. The Farseer Trilogy).

    Et j'avoue ne pas être d'accord avec l'affirmation précédente qui généralise trop à mon goût. Si on considère "Assassin's Apprentice", ça va quand même beaucoup plus loin que ce qu'Anna Gavalda fait. Le texte est relativement travaillé et lors de sa sortie il se détachait du lot par sa magie (les différents systèmes de magie sont le point fort de Robin Hobb, de même que la psychologie des personnages, même si parfois c'est un peu outré. Pour ce qui est du côté Caliméro de Fitz, dans la première trilogie au moins, ce n'est pas si choquant que ça en ce que ça reste un ado complexé et mal dans sa peau).

    Enfin bon, je m'arrête là car, comme on le dit si bien, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas ! :)

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  5. Je rappelle quelques points d'importance: gouts et couleurs se discutent très bien, sinon à quoi ça sert que Hugin & Munin (ou bien moi-même) écrivions des billets sur des livres de fantasy ineptes.

    Il existe de mauvais livres (et de mauvais films, etc.), d'autres qui sont franchement bof et d'autres de qualité. Il n'y a juste aucune honte à les apprécier, nous sommes tous faillibles.

    Je ne me prononce pas sur l'oeuvre de Hobb, jamais lue, mais les corbeaux donnent quelques indices probants...

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  6. Lachésis28/3/10

    Je n'ai jamais dit le contraire.

    Quand je dis "Les goûts et les couleurs ne se discutent pas", j'entends qu'on peut donner son avis sur un livre (ou autre), en parler de manière civile et confronter les opinions tout en respectant les différents points de vue. Cédric n'aime pas Robin Hobb, je le conçois parfaitement et je respecte cette vision de l'auteur. C'est juste que je ne vois pas les choses comme lui et je m'en explique.

    Je n'ai fait que donner mon avis sur ce billet. Après, libre à chacun d'en faire ce qu'il veut, d'être d'accord ou pas.

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  7. En effet, si les goûts et les couleurs ne se discutaient effectivement pas, nous supprimerions l'option "commentaire" de ce blog. :-)

    Je précise cependant que ce billet ne traite, comme cela a été souligné, que de la 2e trilogie, et que j'ai personnellement un très bon souvenir des 2 premiers tomes de la première trilogie. Effectivement, en décidant d'écrire un récit de fantasy à la 1e personne, relativement intimiste, et basé avant tout sur les difficultés relationnelles d'un protagoniste socialement handicapé, Hobb a tenté un pari difficile qu'elle aurait pu réussir superbement n'était une fin tirant en longueur et revenant vers les thématiques dragon/magie/prophétie/quête qui sont évitées tout au long du récit de l'enfance et de l'adolescence de Fitz.

    Malheureusement ses romans suivants ressemblent plus à la fin de cette trilogie qu'au début.

    AMHA et toutes ces sortes de chose, bien sûr. ;-)

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  8. Je trouve qu'il y a beaucoup de sévérité dans les jugements qui viennent d'être portés. J'apprécie, comme d'habitude, l'ironie de Munin, mais je crois qu'avec du talent, on peut ainsi se moquer de tout, même des chefs-d'oeuvre. Ce qui est dit dans la chronique n'est pas faux. C'est juste outré. Enfin, à mon sens. Pour ma part, j'apprécie beaucoup la peinture que Hobb fait de ses personnages. Cela se fait sans doute au détriment d'une action trépidante. Mais on peut se satisfaire, comme moi, de cet aspect des choses. Comme quoi, dans le cas qui nous occupe, on peut affirmer que des goûts et des couleurs on ne discute pas. Car c'est bien de ça qu'il est question.
    Pour faire simple, Hobb ce n'est pas du Goodkind.
    Je crois que c'est Gromovar qui écrivait :
    "G.R.R. Martin c'est du Wagner et Hobb c'est du chopin."
    Pas mieux ;O)

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  9. Je me doutais bien que ce billet attirerait des commentaires : c'est une chose de se moquer des écrivaillons mal traduits, c'en est une autre de s'en prendre à un succès critique et commercial. Est-ce que le plaisir d'écrire du Bob ne l'emporterait pas, chez moi, sur l'envie d'écrire une critique mûrement pesée ? Vous êtes en droit de me le dire, et le jour où je ne ferai qu'enfoncer les portes ouvertes pour faire de l'ironie facile, il faudra bien que je m'arrête.

    Mais en attendant, est-ce que je pense ce que j'ai écrit sur Hobb ? Oui. J'ai beaucoup aimé les 2 premiers tomes de the Farseer Trilogy, et j'ai lu en diagonale le 3e. J'ai essayé la trilogie sur les marchands, et j'ai trouve ça lourd, lent, avec des personnages stéréotypés là où Hobb dépeignait avec beaucoup de finesse la cour des Loinvoyant. Je crois que j'en suis à la moitié du 2e tome, et je sais déjà comment cela va finir. Enfin, j'ai lu en entier la 2e trilogie, en faisant une pause d'un an au milieu avant de la reprendre pour la finir en vitesse.

    Quand j'aime, je n'ai aucune honte à l'écrire, même si c'est un roman de gare à 2 sous - c'est tout le principe de ce blog. Par contre, quand j'aime pas... Donc Hobb = Chopin : oui, mais un Chopin qui aurait fait une drôle de rencontre :

    "- M. Chopin, j'ai vu vos dernières partitions. Je suis au regret de vous annoncer que je ne vous achèterai pas la pièce que je vous ai commandée.
    - Comment ? Mais... Je ne comprends pas... Vous vouliez un morceau léger, mélodique... Je pense que c'est tout à fait ça ?
    - Non, non. Il y a beaucoup trop de notes, trop de thèmes, c'est étouffant. C'est comme de cuisiner à l'huile, au beurre et à la crème. Il faut alléger tout ça. Vous n'êtes plus dans votre campagne polonaise, mon cher Frédéric-François. Vous êtes à Paris. Paris, capitale de la mode : il faut de l'esprit, il faut que ça brille, que ça virevolte. Laissez tomber vos airs folkloriques polonais, vous ne devez pas faire danser une salle de paysans. Ecrivez-moi un air qui se sifflote, qui puisse être demain sur toutes les lèvres. Simplifiez votre musique, d'accord ? Une astuce : n'utilisez qu'une main pour jouer du piano. Mieux, n'utilisez que deux ou trois doigts. Comme ça, vous ne serez pas tenté de faire du lourd. Allez, remettez-vous au travail, j'aimerais avoir le résultat dans la semaine. Bon courage, mon petit Frédéric-François. Ne me décevez pas."

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  10. Je suis fascine d'apprendre que Bob sévissait déjà au XIX eme siècle!

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  11. Je reste surpris du succès de Robin Hobb auprès des commentateurs. Là encore, c'est une histoire d'échelle personnelle, mais pour m'être envoyé les 6 ou 7 premiers volumes en poche dans une période de dépression littéraire, je ne garde que le souvenir d'un héros au parfum vanille qui passe son temps à hésiter entre la poire et le fromage. C'est peut être représentatif des errances de l'adolescence, mais que c'est chiant à lire...

    Alors quand on compare Robin Hobb à Chopin, je me dis que ce n'est pas forcément Munin qui est le plus outré dans ses propos.

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  12. Je crains qu'un malentendu ne se soit glissé dans nos échanges.
    En vérité tout ce que je voulais, c'était réagir au commentaire de Le Pendu. Je trouvais juste dommage que quelqu'un ne veuille pas lire Hobb simplement suite à la chronique de Munin. Je ne pense pas qu'on puisse traiter cette auteure d'écrivaillon. Mais je peux me tromper bien sûr. Toujours est-il que tout le monde a parfaitement le droit de ne pas aimer et de le dire.
    Je crains juste que l'usage de Bob soit comme un coup de carabine visant un auteur. Le meilleur moyen de le flinguer aux yeux de ceux qui vous lisent, vous apprécient et tiennent compte de vos critiques. Et j'en fais partie.
    J'espère avoir été plus clair.
    Pour faire simple, voire simplet, pour moi, Bob = condamnation sans appel.

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  13. Tu as raison de nous adresser ce caveat - comme je le disais déjà dans mon commentaire précédent. Il ne faut pas se laisser entraîner dans la critique facile. Ceci étant, la critique ne vise vraiment que la 2e trilogie - et, par la bande, la trilogie des marchands. Pour rétablir l'équilibre, mon prochain billlet sera sur la 1e trilogie. Enfin, si vous avez écrit des billets sur le prophète blanc et ses suites, merci de me donner les liens et je ferai comme d'habitude des références aux autres avis existants sur le bouquin.

    PS écrivaillon faisait plus référence à Brent Week que Robin Hood

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  14. Après le caveat le mea culpa.
    La nuit a sans doute porté conseil. Peut-être en effet me suis-je laissé un peu emporté. Mais mon premier commentaire ne cherchait pas à être agressif ni à te dire :"Munin, tu n'as pas le droit de dire ça."
    Si telle est ton impression, c'est que mes propos ont trahi ma pensée. Dans tous les cas, je suis sincèrement désolé.
    Continue à nous réjouir des interventions de Bob.
    Et ... je continuerai à défendre les auteurs que j'apprécie. :o)

    PS : j'avais bien compris que tu ne traitais pas Hobb d'écrivaillon. Je tenais juste à rappeler qu'elle a du talent. Même si on peut penser qu'elle l'utilise mal. Mais ceci est une autre histoire.

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  15. Je crois qu'il n'y a eu aucune agressivité, ni dans ma critique (vous aurez remarqué que Bob a été plus mesuré que dans ses précédentes interventions), ni dans tes réponses.

    On continuera le débat sous ma critique de la 1e trilogie, qui, comme vous le pressentez, ne sera pas entièrement positive. :)

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  16. NB : Bob sévit depuis très longtemps.

    - Maître ! Quel plaisir de vous recevoir dans notre modeste atelier ! C'est un honneur qui nous honore ! Vous auriez dû nous prévenir, nous vous aurions réservé un accueil digne de la générosité dont vous nous comblez !
    - Trêve de babillage, artisan. Fais venir ton sculpteur, celui qui devait honorer ma commande. Je suis très mécontent de son travail.
    - Hobapal ? C'est son jour de congé... Je lui avais accordé pour le féliciter de son travail...
    - Le féliciter ? Son boulot est immonde. Tu as recruté un tâcheron à qui je ne confierais même pas le nettoyage de ma porcherie. Te rappelles-tu des termes de ma commande ?
    - Euh, oui, maître. Vous vouliez un modèle de statuette de déesse de l'amour, facilement copiable...
    - Et alors ? Tu appelles ça une déesse de l'amour ?
    - Ben...
    - Au cas où tu n'aurais pas saisi le contexte, artisan, permets-moi de te le rappeler : cette invention récente, la roue, va tout changer. Déjà, on construit de plus en plus d'attelages pour transporter des biens à travers tout le pays. Tu as donc des types payés à rester assis sur un banc toute la journée, à regarder se balancer devant eux le cul de leur bœuf. Un boulot à rendre malade d'ennui même le moins imaginatif des pécores. Ces gars-là sont prêts à payer une fortune pour quelque chose qui trompe leur ennui. Nous, on leur propose une petite statuette aux formes voluptueuses, à accrocher sur leur char, afin de stimuler leurs fantasmes. Ils vont tous se l'arracher, et bientôt tu en auras sur tous les attelages ! Mais seulement...
    - Seulement quoi, maître ?
    - Seulement si ça ressemble effectivement à une déesse de l'amour ! Regarde-moi ça : ton truc n'a pas de fesses, pas de seins, pas de hanches, on dirait un cylindre avec des baguettes en guise de membre ! C'est à peu près aussi excitant qu'une colonne de temple. Tu croises une femme comme ça dans la rue, tu te retournes ?
    - Euh...
    - Eh bien dis-toi que nos clients, c'est pareil. Ce sont pas eux qui vont inventer l'écriture ! Il leur faut du basique, de l'exagéré, de l'outrancier. Faut que ça parle direct à leur bas-ventre ! Arrête tout de suite tes trucs sophistiqués et éthérés, ça n'a pas d'avenir. Tiens, passe-moi de l'argile, je vais te montrer ce que je veux.
    - Maître, vous êtes vraiment doté de toutes les grâces et tous les talents
    - Arrête ton boniment. Là. Voilà. Ca, c'est une vénus !!

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  17. Arutha, est-ce que finalement, Bob n'est plus drôle quand il s'attaque à un auteur que l'on aime ?

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  18. Franchement, je trouve que tu as la dent dure avec The Tawny Man, qui est juste délayé et gnan gnan.
    Parce que si tu veux des personnages stéréotypées, une intrigue (enfin, une intrigue c'est quand il se passe quelque chose) mièvre, des dilemmes moraux à deux balles, une introspection lourdingue, un héros tellement pas aimé qu'on lui jette des pierres (si si), qui vit tout seul dans une cabane (dans un cimetière) à réfléchir au fait qu'il est malheureux, il y a The Soldier Son.
    C'est de... Robin Hobb et c'est du lourd. Du très très lourd.

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  19. Donc, the Soldier Son, c'est Chopin joué avec les coudes ?

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  20. Arg ! Cédric. Tu m'as percé à jour. Ta réflexion est pile poil celle que je me suis faite mais ... trop tard.
    Je te le confirme : Bob n'est plus drôle dès qu'il s'attaque à un auteur qu'on apprécie.

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  21. En ce qui concerne mon avis tout personnel bien sûr, The Soldier Son, c'est du Chopin dans sa période 1855-1859.

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  22. Alexandre29/3/10

    En fait, globalement, j'aime bien Robin Hobb. Il est certain qu'avec cette deuxième trilogie ou même avec les aventuriers de la mer, on a des intrigues secondaires cousues de fil blanc, téléphonées depuis 3 tomes et même des personnages caricaturaux. Pourtant j'apprécie ces romans car Robin Hobb n'a pas peur de malmener ses héros avec son histoire ou même leurs caractères. Même s'ils sortent très nettement du lot, ils ne sont pas parfaits. Par exemple, Fitz agit peu car il veut bien faire et ça lui revient toujours dans la gueule. Il se trompe souvent et rebelote.
    De plus, de moins point de vue de rôliste, les univers sont riches et sympa à piller. Bref, pas forcément de la haute littérature, pas forcément une traduction qui nécessite de sortir son Robert à chaque ligne mais une série dont je comprends aisément le succès.
    Alexandre

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  23. Oui, il y a de la mauvaise foi dans cette critique, mais j'aime bien ça ! Une note qui démolit un auteur me fait toujours plus rire qu'une qui l'encense. Pourtant, je ne suis pas complètement d'accord. Le personnage de Fitz est gonflant à souhait mais j'ai été fascinée par le fou de bout en bout. C'est lui/elle le vrai héros/la vraie héroïne. Et "happy end", ça dépend ; j'ai sangloté pendant une bonne partie du troisième tome...

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  24. Ah làlà ça discute dur sur La Citadelle des Ombres. Pour la part, c'est un des premiers romans de fantasy que j'ai abordé il y a maintenant un certain nombre d'années et j'avais été transportée, déjà par la rédaction à la première personne qui permet de plonger plus aisément dans l'histoire et de ressentir les choses plus intensément, et ensuite par le côté un peu torturé d'un personnage anti héros qui n'est pas maître de son destin. Il ne faut pas oublier que Fitz n'avait que 6 ans lorsqu'il est arrivé à la cour de Castelcerf et n'était pas beaucoup plus vieux lorsqu'on a décidé de sa vie à sa place.
    Bon par contre en ce qui concerne les 2 Tomes suivant que j'ai lus aussi ... il est plus difficile d'excuser les mouvements d'humeur d'un Fitz devenu adulte et d'accepter qu'il se fasse encore à ce point manipuler et diriger ... Un peu déçue aussi de l'intrigue, bon cela ne vaut pas les 2 premiers en somme et surtout Robin Hobb n'a pas du se décider immédiatement à le faire puisqu'à la fin des premiers, tout présageait qu'il n'y aurait pas de suite. Peut-être l'aurait-il mieux valu ...

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