24/06/2011

Game of Thrones


C'est quand même dingue, je me rends compte au moment de rédiger ce billet que Philippe et moi n'avons jamais abordé franchement le Trône de fer. Nous y avons fait souvent référence, mais ne lui avons jamais consacré des vraies chroniques détaillées. Et bien ça sera partie remise car je ne compte pas le faire ici non plus. Si vous fréquentez ce blog, c'est que vous grignotez ou vous bâfrez de la fantasy, inutile donc de vous raconter comment, en la terre de Westeros, plusieurs anciennes maisons réputées d'égale dignité, pour d'anciennes querelles de nouveau se mutilent. Tout le monde le sait.

J'ai lu les trois premiers livres de la saga d'une traite. On peut reprocher bien des choses à GRR Martin, mais il sait vous faire tourner les pages et bouffer du texte. J'avançais coûte que coûte, je voulais savoir la suite de l'histoire. Une vraie boulimie. Et puis comme la suite n'avait pas encore été publiée, j'ai dû attendre. Et l'envie irrépressible de continuer cette série est morte d'elle-même. Je suis passé à autre chose et je n'ai jamais trouvé le courage de replonger dans cet univers qui m'avait pourtant mis le grappin dessus pendant des milliers de pages. Des années plus tard, il me restait des souvenirs vagues, comme ceux des poésies de l'enfance apprises par coeur. Des histoires de famille se déchirant pour un trône, une sorte de Dallas medfan. La mémoire est une faculté qui oublie.

Et donc, ta-dam, HBO annonce avec tambours et trompettes l'adaptation télévisuelle du truc. Ambitieux. Je craignais un rendu télé navrant façon Le Chevalier de Pardaillec. J'étais pessimiste, comme d'hab'. La photographie est magnifique, la 3D sait se faire oublier, la distribution est aux petits oignons, le propos de l'oeuvre initiale n'est pas dénaturé par le tronçonnage en épisodes... Pendant ces premiers 10 épisodes, j'ai été sur le cul. Vraiment. Embarqué dans l'histoire. J'ai retrouvé l'impulsion initiale des bouquins, j'ai adoré haïr les Lannister, hurler de rage devant l'alignement loyal con des Stark, retrouver le bruit assourdissant des armures qui se percutent, trembler intérieurement comme un puceau quand le Limier et la Montagne massacrent leur prochain. Moi qui signe parfois des critiques un brin acide contre des merdes fantasy, j'ai repris goût à ça. Je n'ai pas boudé mon plaisir, je me suis vautré voluptueusement dans cette adaptation luxueuse.

Pourquoi moi, qui joue souvent le Jean-Pierre Bacri de la fantasy, je me suis fait avoir comme une débutante par GRR Martin et HBO ? La qualité visuelle est certes là. On n'a jamais l'impression d'avoir une bande de figurants GNistes à l'écran, c'est solide. Quand je regardais The Borgias, les effets spéciaux n'arrivaient pas à cacher le fait que les décors étaient hongrois et que les acteurs jouaient devant un écran vert à chaque scène. Là, c'est tout le contraire. Oh, le numérique est bien présent, mais il est discret ou bien travaillé pour ne pas jurer dans le décor. Ça glisse bien. Et les acteurs... Il faut être particulièrement de mauvaise foi pour ne pas tomber sous le charme de Peter Dinklage quand il incarne un Tyrion Lannister chafouin et démerdard.

Mais je crois que ce qui fait que j'ai été happé, c'est que pour une fois, j'étais fier de cette fantasy. D'habitude, je me cache un peu pour regarder mes conneries, c'est un plaisir un peu coupable. Ma femme est une rôliste nouvellement convertie, mais elle reste très critique envers mes lubies imaginaires. Là, elle a vu ce que ça pouvait donner quand c'était fait sérieusement. Et elle a été elle aussi emportée par cette saga. Avec le Trône de Fer, je n'ai pas honte d'aller à la machine à café et dire que j'aime la fantasy. C'est con, j'en conviens, mais la qualité de la série me rend plus socialement acceptable comme lecteur de fantasy. Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson avait fait démocratisé la fantasy, mais ça restait un truc avec de la magie, des monstres, des elfes qui font un peu rire d'eux... Ça restait adolescent. Game of Thrones est adulte. Il y a encore des trucs un peu bizarres pour la ménagère de moins de 50 ans, mais dans l'ensemble, c'est facilement abordable. C'est une série qui se permet de montrer pendant plusieurs minutes un homme qui dépèce un cerf. Qui tue des chevaux. Qui charcute ses personnages même quand la logique de l'audimat voudrait qu'on les protège scénaristiquement.

Et pis merde, Game of Thrones redonne envie de jouer à d'anciens rôlistes qui avaient oublié leur vieux passe-temps. C'est agréable de voir plein de gens tweeter sur la série, ça forme comme un lien entre cette communauté de lecteurs. La série n'est pas populaire, mais elle est quand même rassembleuse pour les fans de fantasy. Et des fois, ça fait du bien, d'avoir une oeuvre en commun avec plein d'autres gens. Surtout quand l'étendard qui fédère tous ces gens est aussi bien tissé que l'est ce Trône de fer en images.

20 commentaires:

  1. Je plussoie de mes huit mains.

    RépondreSupprimer
  2. Pas vu la série, mais lu le premier bouquin.

    Techniquement, l'auteur-scénariste télé sait y faire: cliffhangers, coupures pub, on est clairement accroché. Et donc ça se lit vite. Dans le genre "coupure pub", c'est bien moins "j'me prend au sérieux" que Dan Brown" et c'est bien mieux que des méta-daubes comme Twilight.

    Mais excuse moi, ce background c'est de la Grosse Fantasy De Merde, les factions sont un ramassis de clichés déjà vu 200 fois, on dirait les Forgotten Realms ou Nightprowler 1ere édition sur un copier-coller de Guerre des Roses.

    Pour ce qui est de faire rassembleur, c'est clairement du nivellement par le bas, façon McDo et TF1. Et je n'ai pas envie de faire rejouer les vieux rôlistes qui étaient partis faire du MMO si c'est pour qu'ils reviennent avec leur PMT et leurs univers pourris qui fleurent bon les 80s.

    Voilà, c'était mon quart d'heure connard élitiste de merde :)

    RépondreSupprimer
  3. Le background n'est pas novateur certes, mais il est complexe et bien intégré dans la trame de l'histoire, ce qui pour le coup me suffit amplement. :)

    RépondreSupprimer
  4. Monsieur B.

    C'est la journée dans l'année où je dis du bien.
    Vous me permettrez donc de désapprouver votre jugement à l'emporte-pièce.

    Ce n'est certes pas un univers d'une grande inventivité, je le reconnais, mais je trouve la comparaisons avec les Royaumes oubliés très injuste et infondée.

    La filiation avec McDo, TF1, les MMO et le PMT est un raccourci intellectuel indigne de votre pensée.

    Ce n'est pas de l'élitisme, c'est de l'aigreur. Je le sais, des montées de bile j'en fais assez dans l'année pour la reconnaître chez les autres.

    Et puis, vous critiquez, mais qu'avez vous fait pour la fantasy, vous ? ;o)

    Cédric

    RépondreSupprimer
  5. Personnellement, je n'ai pas aimé Game of Thrones, que ce soit les romans ou la série télé. J'ai trouvé l'ensemble plutôt prétentieux, et c'est justement l'argument "fantasy sérieuse" qui m'a rebuté (même si je comprend tout à fait que ce soit ce même point qui t'ait séduit, Cédric).

    Cela dit, l'expression "grosse fantasy de merde" utilisée par Thomas m'a beaucoup amusé, surtout parce qu'elle relève du pléonasme. La fantasy a toujours été de la merde assumée. Des stéréotypes, des caricatures, des histoires simplistes étalées sur 25 volumes.... c'est ça, la fantasy. Revendiquer une fantasy "intelligente" c'est un peu comme parler de porno chic. Ca jette un voile pudique sur nos vils instincts :)

    RépondreSupprimer
  6. Comment peut-on dire dans le même commentaire :
    1- Le Trône de fer est trop sérieux
    2- La fantasy c'est de la merde assumée

    La fantasy est ce qu'on en fait.
    Populaire, commerciale, expérimentale, sociale... il y a de la place pour tout.

    Il est édité beaucoup de merdes estampillées fantasy, j'en conviens. Mais ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain.

    En vous remerciant.

    RépondreSupprimer
  7. Je ne jette pas le bébé avec l'eau du bain. Cette eau, pourtant croupie la plupart du temps, j'en ai bu plus que de raison pendant longtemps, et je n'en ai absolument pas honte. La preuve, en matière de série télé, je suis fan de Xéna. Oui la princesse guerrière. Même pas honte. C'est sûr que ça n'est pas "adulte", mais ça remplit parfaitement son rôle, sans hypocrisie. Et plus généralement, tu sais l'affection que j'ai pour certains univers, comme l'oeuvre de Howard (même si à mes yeux on s'éloigne ici de la fantasy) ou même les Royaumes Oubliés.

    Je sais qu'il paraît plus logique de vouloir défendre la fantasy en mettant en avant les oeuvres les plus "sérieuses", les plus "adultes". Mais en fin de compte, cela ne risque-t-il pas justement de nuire à la fantasy, en ne montrant que la partie visible de cet iceberg ? Et si les jeuens - et les moins jeunes - aiment une "littérature de merde", n'est-ce pas leur droit le plus strict ?

    RépondreSupprimer
  8. Je suis tout à fait d'accord pour que chacun ait droit à la fantasy qu'il aime.

    Moi aussi, j'ai eu des goûts de merde dans ma jeunesse, j'ai lu les romans Birthright, je dis même du bien de Gotrek et Felix sur ce blog car cette littérature un peu régressive fait parfois du bien.

    Mais je ne te rejoins pas sur l'idée que "la fantasy est de la merde assumée". Elle peut être porteuse d'un discours moins léger mais plus social. Enfin, j'espère, sinon ça veut dire que je me suis gouré en écrivant Wastburg.

    RépondreSupprimer
  9. Je ne peux qu'être d'accord. J'aime bien "l'alignement loyal con des Stark", c'est vraiment ça. Mais c'est pour ça qu'on les aime.

    RépondreSupprimer
  10. Pour répondre aux commentaires de Sir Thomas et Sir Guilhem, je dirais qu'on a la fantasy qu'on mérite :)

    RépondreSupprimer
  11. Michaël C. (stagiaire roumain)27/6/11

    De toute façon, Thomas n'est qu'un fan boy de merde d'INS (c'est pas moi qui le dis, c'est lui), il ne faut donc pas écouter ses conseils distillés après avoir descendu deux packs de Kro suivis d'une caisse de Valstar de luxe.

    Ce n'est pas tant l'univers de Game of Thrones qui vaut que les intrigues et les agréables surprises que l'auteur nous réserve en massacrant nos personnages favoris.

    Je dis ça, je dis rien.

    RépondreSupprimer
  12. Je n'ai pas vu la série, tout simplement parce que je n'ai pas la TV et que j'ai un certain désintérêt pour les séries qui me fait voir chaque nouveauté avec un délais de 5 à 10 ans en moyenne. Mais là on s'en fout de ma vie.

    Je suis pourtant bien d'accord avec CF pour les points qu'il aborde, car ils sont tout de même généraux :

    - on prend toujours plaisir à regarder un truc qui nous branche, même si les autres n'aiment pas (et étant un défenseur du film maudit de Poiré "Les Visiteurs", cette putain de remarque me sied bien);

    - une série qui porte l'étendard d'un genre décrié / caricaturé et qui change l'opinion du public de masse, c'est toujours bien;

    - et si cette série ne fait pas l'effet inverse de lancer une mode à la con genre bit-litt commerciale, c'est toujours bien aussi.

    Voilà ce qu'un sérieTVphobe comme moi avait à dire sur la question.

    RépondreSupprimer
  13. Je n'entrerai pas dans le débat sur la "fantasy", mais je réagis à la "qualité visuelle" mentionnée dans le message initial. En ce qui me concerne, c'est bien là-dessus que j'ai été assez déçu par HBO, qui nous fait d'habitude bien mieux en termes de mise en scène et de petits détails. Pour moi, l'impression de carton-pâte ne cesse de me gêner à chaque épisode ; quelques exemples :
    - Tout d'abord, le casting. Si Tyrion, comme dans les romans, est de loin le plus réussi, la tête de la plupart des acteurs me laisse un sentiment d'américanisme pénible (même si, je crois, de nombreux acteurs sont anglais et non étasuniens). J'ai plus l'impression de voir un épisode de Star Wars ou de quelque chose de moderne, qu'une fiction moyenâgeuse. Je ne sais pas à quoi cela tient, les maquillages, l'esthétique, que sais-je, je ne peux que voir des acteurs hollywoodiens habillés avec des robes et des cottes de mailles. De manière générale, tout est bien trop propre et esthétique.
    - Le carton-pâte des dothrakis est assez poussé : même la poussière est propre, chez ces pseudo-barbares. On est vraiment dans un hors-série de FHM, avec des pectoraux siliconés, des corps sans pilosité, sauf des boucs gominés et des coiffures de surfeurs de la côte Est.
    - Toujours sur l'aspect "trop propre et esthétique", la saleté et la misère sont absentes ou ratées, parce que gommées par des soucis esthétiques. Tous les personnages sont en bonne santé (même les sauvages d'au-delà du Mur), leurs vêtements sont déchirés par Karl Lagarfeld quand ils sont pauvres, et leur crasse est un fond de tein de chez L'Oréal.
    - Le "froid" du Mur est aussi complètement oublié : les personnages se promènent nue tête, sans aucune rougeur sur les joues ou les oreilles, et lorsqu'ils parlent, ils n'exhalent aucune vapeur. On a demandé aux acteurs de frissonner, mais ça ne suffit pas. On peut me rajouter autant de flocons numériques qu'on veut, ça ne passe pas du tout.

    Bon, pour moi, ça ne suffit pas à gâcher le plaisir, mais cette série est un petit peu en-dessous de ce que je pouvais en attendre. Dommage.

    RépondreSupprimer
  14. Oui, sortons du placard, crions sur tous les toits que nous sommes fan de fantasy!
    Prochaine étape : organiser une Fantasy Pride.

    RépondreSupprimer
  15. Je suis totalement d'accord avec ta critique de Game of Thrones. Cette série est d'excellente qualité, et fait sortir la fantasy du ghetto "geek boutonneux qui fantasment sur les elfettes".
    Le rendu par HBO n'est pas exactement comme j'imaginais les romans (ce qui est malheureusement souvent le cas avec les adaptations), mais il est fidèle aux livres et à l'esprit de la série. Tant mieux si elle peut apporter de nouveaux lecteurs !

    RépondreSupprimer
  16. Thom'25/7/11

    Je sens que cette discussion va se poursuivre dans la vraie vie (c), mais Cédric, selon moi, la "fantasy adulte", ça n'existe pas. La fantasy, par essence, c'est adolescent. C'est un genre littéraire qui tire beaucoup de la recherche de repères et de la construction de l'individu. Là où Game of Thrones diffère de ses prédecesseurs, et où le cycle te paraît sans doute plus adulte, c'est que c'est de l'adolescence des années 2000, et plus de l'adolescence des années 60 ou 80. Une adolescence moins innocente, plus violente, et plus crue. Mais pas adulte. Parce que pour être adulte, elle devrait se renier elle-même.

    Après, contrairement à Guilhem, je ne suis pas du tout d'accord sur le fait que la fantasy est de la merde assumée. Il y a de la très bonne fantasy, écrite par de bons auteurs. Ils sont juste plus durs à trouver au milieu de la tonne de merdes produite chaque mois.

    Enfin, concernant le côté "socialement acceptable", il est certainement plus rentable d'être fan de Harry Potter ou de Twilight. Comme quoi le côté adulte n'a rien à voir là-dedans ;)

    RépondreSupprimer
  17. "La fantasy, par essence, c'est adolescent" dixit Thom'.

    Déjà, quelle fantasy ? On met tout dans le même panier sous prétexte qu'il y a des épées et de la magie. Yvette Horner et Yann Tiersen jouent tout les deux de l'accordéon, pourtant il ne me viendrait pas à l'idée de leur coller la même étiquette, pas plus que je pourrais isoler "l'essence" de l'accordéon. Alors, idem pour Fritz Leiber et Weiss & Hickman.

    Quand on demande aux lecteurs ce qu'ils aiment dans la fantasy, 90% des répondants disent "le dépaysement". C'est juste ça. Des petits moments d'ailleurs, des petites parcelles d'avant.

    RépondreSupprimer
  18. J'en rajoute : il n'y a pas si longtemps, vous, moi, n'utilisions pas le terme de "Fantasy" pour parler de nos lectures. Celui-ci est un terme générique utilisé par les éditeurs pour coller une étiquette qui fasse vendre. Cela ne veut pas dire qu'il faut multiplier les sous-genres, mais que coller une caractéristique générale à un ensemble aussi disparate revient à dire un truc du genre "les suédois sont blonds". Et encore, la notion de "suédois" existe depuis un peu plus longtemps que celle de "fantasy".

    L'approche que nous défendons, Cédric et moi, depuis les origines de ce blog est tout simplement d'explorer les genres que nous aimons par rapprochement d'auteurs, quelle que soit la collection dans laquelle son éditeur a jugé bon de le publier. Est-ce que Pelecanos écrit des thrillers, des romans noirs, ou des polars ? Est-ce que Leiber écrit de la Fantasy, du Sword & Sorcery, ou du med-fan ? Si j'aime Leiber, est-ce que j'aimerais Moorcock ? China Miéville écrit-il de la Fantasy adolescente ?

    RépondreSupprimer
  19. Thom'29/7/11

    Ma citation, Cédric, vaut selon moi pour toute la fantasy. Qu'elle soit dark fantasy, heroic fantasy, high, low, historical, etc., la fantasy, c'est un récit basé en partie sur la magie et le supernaturel, et souvent une transcription dans un monde imaginaire de nos mythes et légendes. Encore une fois, je ne dis pas que c'est forcément écrit sans talent (il y a de véritables génies de la littérature qui ont écrit dans le genre), et je ne fais pas un jugement qualitatif du genre dans son ensemble (mon point n'est pas du tout celui de Guilhem).

    Je dis simplement que la fantasy, en tant que genre, accepte et se base sur le merveilleux, le surnaturel et la magie. Et ça, c'est la preuve d'un caractère enfantin (ceci dit dans un sens très positif). Parce qu'être adulte, c'est aussi remplacer le merveilleux et le surnaturel par des vérités ou des croyances (toutes faites).

    Enfin, Philippe, la dénomination de fantasy vient à ma connaissance de l'après-guerre ou de l'entre-deux-guerres, donc ce n'est clairement pas une invention récente (à l'aune de l'histoire de la littérature moderne), et certainement pas une invention de notre génération, quand même.

    Maintenant, ça ne m'empêche pas de respecter votre approche, par auteurs plutôt que par genre, mais traiter d'un genre et dire de ce genre qu'il a un "caractère adolescent", ce n'est pas non plus dire que tous ceux qui ont un jour écrit dans ce genre écrivent pour les enfants... Merci le raccourci. :)

    RépondreSupprimer
  20. Je ne pensais pas que ma petite phrase provocatrice déchaînerait autant de commentaires passionnés. Je ne reviendrais pas dessus, parce que finalement, cela fait bien longtemps que je n'ai plus ouvert un bouquin de fantasy - exception faite des grands classiques comme Tolkien, Moorcock ou Fritz Lieber que j'ai relus récemment et qui m'ont affreusement déçus - et je ne crois pas avoir suffisamment de "bagages" pour poursuivre un tel débat, du moins si l'on se limite au petit monde de la littérature.

    Une question me titille pourtant : la fantasy semble très prospère en littérature. pourquoi est-il quasiment inexistante au cinéma et à la télévision ? Le policier, le fantastique, l'historique, l'horreur, la science-fiction, même le pulp sont largement représentés sur les écrans, et dans pratiquement tous ces courants on compte des oeuvres reconnues comme majeures par le plus grand nombre... pourquoi la fantasy fait-elle exception ?

    RépondreSupprimer