26/02/2007

La Malédiction des fleurs dorées


Après Hero et Le Secret des poignards volants, Zhang Yimoun réalise La Malédiction des fleurs dorées (connu en France sous le titre La Cité interdite), un nouveau film avec des chinois qui sautent partout en faisant des arts martiaux. Le film est un peplum chinois : des décors majestueux, des figurants par millier, des scènes d'action, des grands sentiments...

L'histoire ? Oh, comme d'habitude : un tyran d'un royaume du Xème siècle a 3 fils de deux lits différents et sa famille complote comme il se doit à sa chute. C'est éminemment shakespearien. En plus de la vie feutrée dans le palais impérial, nous avons droit à quelques scènes de bataille qui viennent contrebalancer l'approche courtisane de l'intrigue. Le tout est servi par une photo qui fait exploser les pupilles dans un tourbillon de couleurs et de dorure. C'est beau comme un clip vidéo, c'est une sublimation de la mythologie chinoise comme seul le cinéma de ce pays est capable de la réussir.


Seulement, La Malédiction des fleurs dorées est un peu comme le buffet à volonté du restaurant asiatique de votre quartier : il y a tellement de choses qu'on finit par s'étouffer de gloutonnerie. Les scènes de combat ne cadrent pas avec le reste du récit et abusent tellement qu'elles en deviennent souvent ridicules. Si vous aimez les ninjas grosbill, vous allez être servi. J'ai eu par moment l'impression de voir des elfes échappés du Seigneur des Anneaux. Et je ne parle pas du réalisme du coup d'état : rassembler 10 000 soldats en armure dorée en pensant être discret, c'est juste ridicule. Et je ne parle pas de la contenance de la Cité Interdite : c'est incroyable le nombre de soldats qu'on peut faire tenir dans ces murs. Et j'ai toujours du mal avec les films où même le médecin impérial maîtrise l'attaque des 1000 bouddhas sanglants. De plus, certains effets spéciaux sont trop visibles, en particulier dans la scène de bataille finale.



2 commentaires:

  1. Ben comme j'avais pas trop aimé Hero et encore moins les Poignards volants, je vais pas essayer celui-là. Merci de m'avoir prévenu !

    RépondreSupprimer
  2. Effectivement, si tu es allergique à Zhang Yimoun, inutile de mettre le nez dans ces fleurs dorées, tu vas détester leur parfum.

    RépondreSupprimer