08/05/2007

Neverwhere

Neil Gaiman a été le premier auteur d'urban fantasy que j'ai lu. À ce titre, Neverwhere a été un roman qui m'a marqué car tout comme le héros qui était plongé dans un monde inconnu pour vivre une initiation dans le Londres d'en-bas, le lecteur que j'étais découvrait un genre littéraire que je qualifierais abusivement de Fantasy d'ici-bas. Il était donc possible de faire cohabiter le merveilleux, le mythique et la légende avec notre monde réel désenchanté. American Gods et Anansi Boys m'ont depuis conforté dans cette idée que les dieux des temps jadis font de superbes héros sur le retour.

Alors en fanboy que je suis, je me suis précipité sur l'adaptation de Neverwhere produite par la télévision anglaise. Ouch. Ça pique les yeux. C'est indubitablement anglais, comprenez par là que la photo fait immédiatement penser à un épisode de Docteur Who, sauf que le directeur de la photo a sans doute travaillé auparavent sur Derrick, car l'image est laide. Télésérie oblige, le budget est tellement ridicule que ça transparait à chaque instant à l'écran : on dirait plus un projet de fin d'études qu'une production professionnelle. Mais bon, en 6 épisodes de 30 minutes, l'histoire est là. Tout le monde n'a pas la chance de bosser pour HBO.

Et puis hier, je suis tombé sur ça :


Neverwhere, le comic book. Achat compulsif immédiat et lecture instantanée. Le graphisme à l'américaine ne colle évidemment pas à l'ambiance magico-british de l'histoire : c'est comme si on demandait à Hergé d'illustrer Spawn. L'esthétique du comic book ne rend absolument pas la plongée du héros du réel vers l'imaginaire, c'est à côté de la plaque. La vision du Marquis de Carabas (dont la peau est totalement noire, sans détail) ou de Hunter (transformée en une version Ranger façon D&D) ne colle pas du tout à mes images mentales.

Bref, une lecture totalement oubliable. À croire que je deviens trop vieux pour ces conneries.

2 commentaires:

  1. De mémoire, il me semblait que Gaiman avait écrit Neverwhere furieux de ce que la BBC avait fait de son scénario ? C'est une légende urbaine, ou c'est vrai ?

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  2. C'est toujours ce que j'ai entendu dire, mais je me méfie des légendes urbaines, fussent-elles fantasy.

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