01/07/2011

Ange mémoire


C'est demain. Keller est un Ange, un type à qui ont a installé des implants pour que tout ce qu'il voit et entende soit stocké sur une puce. Une caméra vivante. Mais une caméra qui doit abandonner ses réflexes humains pour apprendre à n'être qu'un outil. Grâce à cette technologie, Keller peut produire des reportages saisissants de réalisme puisqu'il est une caméra cachée permanente. Et justement, on lui demande de ramener des images et du son d'une mine brésilienne où l'on extrait du sol boueux d'étranges pierres oniriques tombés du ciel. Des pierres qui ont d'étranges propriétés sur la mémoire de ceux qui les manipulent. Et évidemment, un Ange qui doit oublier qu'il est humain ne touche pas impunément une des ces petites bombes mémorielles.

Ange mémoire ne surprendra pas les lecteurs de Robert Charles Wilson tant ce roman de 1987 est annonciateur des Spin et autres Chronolithes qui viendront par la suite. Toutes les marottes habituelles de l'auteur sont présentes : la technologie venue de loin, son impact sur nos vies, le jargon techno-SF... Déjà à l'époque, Wilson se sert de son intrigue pour raconter avant tout des vies humaines. Keller l'Ange va croiser d'autres personnes, et malgré ses principes de témoin passif en retrait de tout, il va les influencer. Et comme les Anges sont des créatures issues de l'armée, il y a bien des choses que Keller ne voudrait pas voir remonter à la surface. Mon seul reproche, c'est le méchant, un peu trop grossier à mon goût. Comme souvent, l'histoire a la délicatesse de se terminer de manière très ouverte, comme pour rappeler que tous ces personnages continuent de vivre une fois le livre refermé.

2 commentaires:

  1. On est bien d'accord.
    http://efelle.canalblog.com/archives/2008/06/21/9661663.html

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  2. Un RC Wilson de plus dans ma liste de lecture...

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